Il est 8h30 quand je pars de chez moi. Dans la petite Twingo de ma mère, je ne tiens plus en place et commence à m’énerver dès que j’aperçois l’ombre d’un embouteillage. Finalement, on a même le temps de passer acheter deux petits bouquets de fleurs que j’offrirai à l’assistante d’Alain Weill ainsi qu’à la journaliste que me prendra en charge toute la journée. J’arrive donc devant le grand bâtiment en verre d’RMC, je monte au sixième, et fait la rencontre de Béatrice Dhont, l’assistance du patron. Après un peu de papote, elle me présente à Laurence Gourmelon, la journaliste qui s’occupera de moi aujourd’hui. Cette dernière, surnommée « Lolo » par ses collègues me fait visiter tous les recoins d’RMC, allant du plateau télé à la salle de Régi, des bureaux des directeurs à la cafète…
9h30 : La conférence de rédaction
Une quinzaine de journalistes prennent place dans une salle de réunion. Pendant une heure, ils débattront de ce dont il faudra parler dans les émissions, qui ils devront contacter, quels billets doivent être rédigés. Aujourd’hui, l’actualité c’est l’OM et le départ de Pape Diouf, on contactera donc Gerets. Puis, on passe au Rugby, le XV de France est il capable de rééditer l’exploit ? Une dernière petite parenthèse, regroupant le Cyclisme (Astana) et le Basket (Orléans), et chacun quitte la salle, sachant ce qu’il a à faire pour la journée…
10h-13h
Je vois bien que tout le monde est très occupé. Il faut dire que le dossier OM mobilise pas mal de gens. Je décide donc de me faire toute petite, et je m’installe derrière un ordinateur. J’ausculte le site RMC.fr puis lis quelques papiers intéressants sur Luis Fernandez et Vincent Moscato. Prise par toutes mes lectures, je ne vois pas le temps passer… Béatrice vient me chercher, et nous descendons déjeuner.
13h45-14h15
RMC compte aussi dans ses locaux la première chaîne d’informations en France, BFM (radio et télé). Je me rends donc au premier étage et met les pieds pour la première fois sur un plateau télé. Après en avoir fait le tour, je me rends vers la salle de régie, où là, la concentration se fait énormément sentir. P1 TOP, P2 TOP ! Bon, là, c’est pas tout, mais je dois y aller, retourner au sixième, où une surprise m’attend.
14H30
Je n’avais jamais fait ça avant, mais il faut bien un début à tout. On me donne deux fichiers audio d’une interview dont je dois ensuite rédiger le texte, les questions, le titre, le chapeau. Sans me vanter, je m’en tire pas mal, les journalistes sont contents de moi. Par ailleurs, vous pouvez retrouver ce que j’ai retranscrit ici : http://www.rmc.fr/edito/sport/81197/keller-chevtchenko-nous-a-ete-propose/. A ce moment là, je n’avais plus 13 ans, mais 20 de plus, j’étais derrière mon bureau, casque sur les oreilles, et je bossais. Le Paradis !
15h30
Luis arrive. Je m’approche. Vous vous rendez compte ? Moi, Albertine Gros, petite pousse de journaliste, je suis toute fière de pouvoir serrer la main de Mr Fernandez. J’échange quelques mots avec lui, et j’assiste à la préparation du sommaire de Luis Attaque. Mais l’heure tourne vite, très vite et il est déjà temps d’entrer sur le plateau.
16h-18h
Le rêve. J’assiste à l’émission en direct quoi, aux cotés de Luis et Karim ! J’écoute attentivement tout ce qui se dit, j’entends Gerets, Bréchet, quelques invités, des auditeurs. C’est quand même fort de pouvoir pendant 2h, parler, quasi sans interruption, et avoir toujours quelque chose à dire ! Bref, deux heures qui resteront à jamais gravées dans ma mémoire. Puis, alors que je ne m’y attendais pas du tout, Karim Bennani se met à parler de mon blog. Mon cœur s’arrête, voici la première appartion à la radio de footballwrite !
18h30
Il est déjà l’heure de rentrer. Je dis au revoir aux journalistes, et prends l’ascenseur. Ce fut une super expérience pour moi. La grande qualité d’RMC c’est l’écoute. L’un écoute l’autre, l’autre écoute l’un. On ne se coupe pas la parole, et chaque avis est intéressant. Pour résumer, une bonne ambiance règne. Qui sait, dans 15 ans peut être, « l’Albertine Show » sera une nouvelle émission de RMC!

Entre deux grands consultants sportifs, Albertine est fière!





Des tribunes, on dit que :